Chercher son trait au milieu des ruines
Dans ce projet d’illustration, Braquage jurassique à Saint-François, je me suis amusé à imaginer un Lausanne complètement repris par la nature… et par les dinosaures. La scène se passe devant la Banque Cantonale, sur la place Saint-François. Deux jeunes survivants, armés comme ils peuvent — l’un avec un arc, l’autre avec une machette — s’apprêtent à entrer. À l’intérieur, on devine déjà la présence pas très rassurante d’un vélociraptor. Au premier plan, deux petits dinos se sont installés sur l’épave d’une vieille Volkswagen Coccinelle, à moitié engloutie par les hautes herbes.
Ce projet est clairement nourri par des références qui m’ont marqué ado. Turok: Dinosaur Hunter sur Nintendo 64, sorti en 1997, en fait partie. Un guerrier d’inspiration amérindienne, des ruines, des dinosaures partout, une ambiance lourde, presque oppressante… et ce brouillard omniprésent que beaucoup critiquaient, mais qui, moi, ne m’a jamais dérangé. Au contraire. Et puis il y a évidemment Jurassic Park. Pas besoin d’expliquer pourquoi.
Le vrai déclic est venu plus récemment, avec la lecture de Geist Machine de LRNZ. Son style graphique m’a immédiatement accroché, surtout sa manière de traiter la végétation. J’avais envie de tester ce type de trait dans mon propre travail. Cette illustration a été l’occasion d’expérimenter pas mal de choses, parfois en tâtonnant. Le résultat me plaît, même si je doute encore de ce choix de tout cerner avec des lignes noires continues. Est-ce que je continuerai comme ça ? Pas sûr.
D’ailleurs, mes illustrations plus récentes m’ont déjà permis d’évoluer graphiquement et de mieux me situer. J’en parlerai bientôt.
Au final, ce projet est à la fois un hommage à mes influences et un terrain d’essai. Un moyen de tester, de chercher, et surtout de voir jusqu’où je pouvais pousser certaines idées visuelles.
